Investir grâce aux fonds des réseaux d’IMF
Les réseaux de microfinance - organisations de coordination qui soutiennent une série d’institutions de microfinance (IMF) –jouent un rôle essentiel en soutenant différentes IMF à l’aide de ressources financières et techniques. La plupart de ces réseaux sont des organisations à but non lucratif créées avec la mission claire d’aider à réduire la pauvreté en coopérant avec les IMF qui travaillent directement avec les pauvres.
Au fur et à mesure que le secteur de la microfinance s’est développé et qu’un financement accru s’est avéré nécessaire pour atteindre un plus grand nombre de clients pauvres, des organisations comme la fondation Grameen et Oikocredit ont créé des fonds pour attirer les investisseurs sociaux qui avaient compris que leurs investissements pouvaient générer soit uniquement un rendement social, soit un rendement à la fois financier et social. Les types de fonds disponibles par le truchement des réseaux d’IMF comprennent desfonds de garantie et des fonds d’investissement consistant en des capitaux empruntés, des capitaux à risque privés ou une combinaison des deux.
En général, ces réseaux gèrent leurs propres fonds ou utilisent les services d’agences à but lucratif pour le faire. Récemment encore, la plupart des réseaux prenaient des décisions par rapport à ce que les IMF soutiendraient en se fondant sur des indicateurs comme les pays à forte incidence de pauvreté, la taille de la population servie et le contrôle préalable rigoureux de la santé financière et opérationnelle de l’organisation. S’agissant de la performance sociale des IMF et de leurs clients, des critères indicatifs comme la taille moyenne des prêts, le lieu géographique et le "genre" des clients étaient utilisés comme indicateurs de la portée de la pauvreté. Ceci étant, ces critères indicatifs ne sont pas étroitement liés à la pauvreté et ne peuvent être utilisés pour suivre l’évolution des niveaux de pauvreté des clients, ce qui est essentiel si l’on veut évaluer les résultats sociaux.* Pour combler ces lacunes,l’Indice de Passage du Seuil de Pauvreté™ a été créé. Cet outil d’évaluation de la pauvreté permet aux réseaux d’encourager et de soutenir leurs partenaires IMF dans la collecte et l’analyse de mesures de la performance sociale de meilleure qualité pour compléter, les mesures financières utilisées dans les prises de décisions en matière d’investissements.
Les réseaux d’IMF et leurs conseils d’administration prennent au sérieux la question de la réduction de la pauvreté, et reconnaissent que le fait de disposer de mesures permettant de démontrer la portée et les effets au niveau social peut potentiellement mener à la création d’un plus grand nombre d’IMF centrées sur leurs clients et leur permettre d’atteindre plus efficacement leurs objectifs de réduction de la pauvreté. Ceci, en retour, influence la manière dont les réseaux se rendent attrayants vis-à-vis des investisseurs.
Questions à poser
Un investisseur institutionnel peut poser les questions suivantes:
- o Quel est le pourcentage de partenaires IMF du réseau qui utilise le PPI ou un autre outil de mesure de la pauvreté comparable ?
- o Quel est le degré d’efficacité des partenaires du réseau en termes de réduction de la pauvreté ?
- o Les informations sur la portée et les résultats sociaux sont-ils disponibles par pays ?
- o Combien de temps faut-il avant de pouvoir constater des améliorations durables dans les conditions de vie des pauvres?
Pour les investisseurs institutionnels motivés à la fois par des objectifs sociaux et financiers, les données du PPI relatives à la performance sociale peuvent fournir les informations nécessaires sur le bénéficie social d’un investissement. En utilisant les données du PPI, les investisseurs sociaux peuvent comprendre comment une IMF sert différents groupes de clients pauvres – ceux qui sont pauvres, très pauvres ou modérément pauvres. Ces informations peuvent être utilisées dans le processus d’investissement pour définir les attentes en termes de rentabilité sociale.
Obtenez davantage d’informations sur l’expérience d’Oikocredit dans la formation des ses partenaires IMF pour mettre en œuvre le PPI.
*Pourquoi la taille d’un prêt ne convient-elle pas comme mesure du niveau de pauvreté d’un client ? Développer des mesures de meilleure qualité des niveaux de pauvreté des clients, plus significatives que la simple taille moyenne des prêts actuellement. Chris Dunford, Président, Freedom from Hunger, mai 2002.
Mention spéciale:
Toutes les références aux sponsors de fonds d’investissements particuliers n’ont qu’une valeur illustrative et ne doivent en aucun cas être considérées comme un parrainage ou une recommandation de la part de la fondation Grameen. La fondation Grameen ne fournit pas de conseils en matière d’investissements et les investisseurs sont encouragés à réaliser leur propre contrôle préalable et, si nécessaire, consulter un conseiller financier avant d’investir dans un fonds particulier ou autre produit d’investissement.


